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Feel à vélo
Livraison verte et solidaire

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Vous les avez probablement déjà croisés, à l’angle de la place Jules Ferry, devant la Fnac ou avenue de La Perrière. Les bolides de Feel à vélo sont partout dans Lorient et livrent plus vite que leur ombre. Rencontre avec Anthony Loussouarn, responsable de l’association lorientaise.

Feel à vélo est un service de livraison à vélo, animé par Anthony, encadrant technique et logistique, et opéré par deux livreurs en contrat d’insertion professionnelle. La flotte de trois vélos électriques prolongés de remorques permet de livrer chaque jour produits alimentaires, fleurs et autres colis à Lorient et Lanester. Feel à vélo, c’est une entité à deux vocations, d’une part l’insertion professionnelle et d’autre part, l’action écologique et durable.

Une démarche écocitoyenne

Derrière cette entreprise, on retrouve l’association Optim-ism, implantée depuis des années sur le territoire lorientais et spécialisée dans la transition écologique et solidaire. A l’origine, Optim-ism, c’est un jardin de cocagne, c’est-à-dire une exploitation maraîchère bio à vocation d’insertion sociale et professionnelle. Fonctionnant sur le principe de l’AMAP, l’organisation s’est rapidement posé la question de la livraison des paniers bios. Et c’est ainsi que l’idée a germé. Pour une démarche cohérente, le vélo s’est imposé. Feel à vélo s’est ainsi lancé, comme une sorte de filiale d’Optim-ism. Puis en 2016, Anthony a été recruté pour développer l’activité et créer de nouveaux services.

Parmi les commanditaires de Feel à vélo, on retrouve principalement des professionnels de la restauration et de la livraison (80% de l’activité). La Biocoop fut l’un des premiers à s’engager – c’est d’ailleurs toujours l’un des plus importants clients de Feel à vélo – pour fluidifier le réapprovisionnement entre le magasin du centre-ville et celui de la zone de Keryado. Anthony et ses acolytes récupèrent également les colis de l’entreprise DB Schenker dans un entrepôt situé avenue de la Perrière et parcourent les derniers kilomètres à vélo – afin d’éviter de faire entrer les camions dans la ville. Feel à vélo livre également les paniers du Comptoir d’ici, le pain de la boulangerie Le Goff et les bouquets de la Villa Florale aux pros comme aux particuliers.

Autant d’entreprises qui ont décidé d’adopter une démarche écocitoyenne, qui fait du bien à la planète et à leur image. Outre l’engagement solidaire, ce service solutionne les problèmes classiques de livraison, comme le stationnement, ainsi que les dépenses d’énergie inutiles – comme réquisitionner un camion pour transporter une charge de 30 kg.

Collecte et valorisation des déchets

Après deux ans de fonctionnement, Feel à vélo doit se diversifier pour durer. La livraison à vélo sur le territoire réduit de Lorient n’est en effet pas suffisante pour assurer la viabilité du projet et Anthony s’attache à développer d’autres services. Le problème principal dans le domaine de la logistique-livraison, c’est de voyager à vide. L’association a donc planché sur un système de collecte et de valorisation des déchets. Deux projets sont en cours de test depuis cet été.

Le premier est un partenariat avec l’entreprise Phenix, spécialisée dans la collecte d’invendus alimentaires. Les livreurs de Feel à vélo se rendent deux fois par semaine dans des magasins de proximité pour collecter des produits, qu’ils convoient ensuite dans des associations caritatives. Depuis quatre mois, 1,10 tonnes de denrées ont été transformées en plus de 2000 repas. Parmi les participants, Biocoop, Super U Carnot et Carrefour City De Gaulle – qui obtiennent pour leur bonne action des déductions d’impôts.

L’autre projet de Feel à vélo, c’est Champicycle : le ramassage de marc de café chez une trentaine de commerçants du centre-ville, pour cultiver des pleurotes dans des containers mis à disposition par la mairie de Lorient. L’objectif est de collecter 700 kg par semaine dans les restaurants et entreprises locaux. Les containers seront couverts de panneaux solaires, pour que la culture soit autonome en énergie – et idéalement qu’elle permette de recharger les batteries des vélos. Si le projet fonctionne, un nouveau poste dédié pourrait être créé. D’autres projets sont en réflexion, comme la coopération avec des entrepreneurs du web, afin de relocaliser le e-commerce, ou bien l’utilisation des vélos comme supports de communications – l’agglomération lorientaise a déjà confié à l’association une opération de street marketing et une publicité mobile sur triporteur.Feel à vélo poursuit donc son chemin, aussi sereinement qu’efficacement, vers une consommation plus responsable.

Feel à vélo en quelques chiffres

–          200 km parcourus chaque semaine

–          400 livraisons par mois

–          3 tonnes de marchandises transportées par mois

–          30 000 g équivalent carbone évités chaque mois

–          A partir de 5 € HT la course pour pros, 6 € TTC pour particuliers

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