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Vis ma vie d’entreprise à mission
Episode 3 : L’action

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Devenir une entreprise à mission relève-t-il du parcours du combattant ou de la quête philosophique ? Anne de Saint-Périer, directrice de la com’ de GlobeSailor, entreprise en pleine introspection, nous raconte ici son ressenti et ses atermoiements. Dans ce nouvel épisode, on retrouve Anne et son envie d’en découdre : mode guerrière activé. 

C’est l’heure du passage à l’acte les copains. Il va y avoir de l’action. De toute façon il faut que j’avance, car comme dirait mon fils du haut de ses 4 ans, « si on avance pas, on tombe ! ». Merci la Pat’ Patrouille, son dessin animé préféré, qui a repris cette citation du Che : « La révolution c’est comme un bicyclette: quand elle n’avance pas, elle tombe. ». Et l’entreprise à mission c’est quand même une petite révolution en elle-même. Je n’ai pas encore bien cerné comment j’allais faire pour avancer, je ne sais même pas si au final GlobeSailor sera une société à mission de manière officielle ou pas, mais on s’en cogne en fait. Ce qui compte c’est d’aller dans le bon sens. ​​
Voici l’acte 1 de mon plan improvisé : à l’horizon se profile un petit rendez-vous bien sympa pendant lequel je pourrai rencontrer des dirigeants de société à mission et leurs poser toutes mes questions sur le sujet. Donc ça va faire très mal, j’espère que tout le monde est prêt pour les fougueux débats. ​
Ce rendez-vous est le 30 janvier, et c’est La Colloc qui l’organise, ça dure toute la journée et quasiment toute la nuit parce qu’il faudra justement prendre le temps de répondre à toutes mes questions. Mais on pourra se shooter au café bio par intraveineuse donc pas de panique. ​Ca s’appelle mon entreprise, quel impact ? Et il y aura du beau linge puisque je serai présente. ​
Là où j’ai de la chance c’est qu’une entreprise jumelle de la mienne participera à cette journée, je vais donc pouvoir échanger tout à loisir sur le sujet du bon sens et de l’entreprise à mission avec des gens qui rencontrent les même problématiques que moi. Et ça c’est super. ​
Pour l’acte 2 de ce plan improvisé, j’ai décidé de recruter un.e stagiaire en RSE pour m’aider à y voir plus clair dans le brouillard qu’est devenu mon job depuis que je suis me suis mise en tête de lui donner du sens. ​Manon me dit que si j’arrive à mes fins grâce à cette recrue, je pourrai mutualiser son embauche avec d’autres entreprises pour pérenniser son action ! C’est clairement la bonne nouvelle de la semaine. Je parle en connaissance de cause en affirmant qu’il est très difficile de jongler avec ses missions courantes et les missions qui concernent les RSE, surtout quand on y connait rien. Quelqu’un doit se dédier à cela et il faut une expertise.

On n’en est pas encore là, mais mon vœu le plus cher serait que les questions sociales et environnementales inspirent notre agence au maximum et qu’elles révolutionnent nos pratiques et nos résultats. Et que cette recrue devienne indispensable à notre bon fonctionnement et à notre croissance, que le bon sens devienne indispensable à notre réussite. ​

 

​Comme ça mon travail sera aussi utile qu’agréable. Tout ça c’est pas pour sauver la planète, c’est d’abord pour avoir la conscience tranquille, donc n’allez pas me prêter grandeur d’âme et abnégation, c’est de l’égoïsme pur, mélangé à de la culpabilité typiquement judéo-chrétienne. Il se trouve que pour être en paix et ne pas culpabiliser, je doive préserver la planète. Donc je m’emploie à le faire aussi bien au travail qu’à la maison. C’est du bon sens. ​
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