Le journal de la Colloc

Coconut

1. Vouloir aider. #LaCollocEnConfinement

Google+ Pinterest LinkedIn Tumblr +

La semaine dernière, nous avions pour projet de vous partager nos quotidiens en confinement pour apporter un peu de légèreté. Puis, nous nous sommes rendues comptes que l’exercice n’était vraiment pas simple. Un peu facile d’être « léger » dans un contexte où pendant que nous sommes en télétravail à la maison, d’autres sont en première ligne, au front. 

Nos sentiments premiers s’adressent aux soignants, aux malades, à  ceux qui nous nourrissent et tous ceux qui organisent l’entraide. Notre rôle à nous, c’est de rester à la maison. De ne pas en bouger. Le temps qu’il faudra. Mais cela ne sous entend pas que nous ne ressentons rien, que nous ne vivons rien, ou que ce n’est pas difficile. Alors pour rester un peu connectés le temps d’un café, nous vous livrons un peu de ce qui est partageable, nos ressentis et notre réalité.

Pour ce premier partage, c’est Anne-laure, co-dirigeante de la Colloc  qui s’est jeté à l’eau.

A lire ci-dessous ou à écouter sur Soundcloud : Lien ici. 

Vouloir Aider - Note Vocale


« Je m’appelle Anne-laure, Je suis en confinement à la maison avec Gwénolé, et nos deux filles Julie et Cléo). Nous avons beaucoup de chance puisque nous sommes en famille, nous avons un jardin et deux poules  (poule rousse et poule noire). Avant, elles étaient toutes maigres et pondaient une fois par mois en moyenne. Aujourd’hui, on prend le temps de les nourrir et de les laisser sortir de leur enclos ; Elles ont l’air d’apprécier leur confinement puisqu’elles nous font 2 oeufs par jour  ! Le concept du confinement en télétravail est un peu confus. Non seulement je n’arrive pas à travailler plus de 3 à 4 heures par jour, mais en plus, j’essaie en permanence  de me rassurer sur l’utilité de mon job, ce qui est un peu fatiguant.

Les premiers jours, avec Gwéno, nous étions greffés à nos téléphones comme des ahuris pour suivre les infos (#coronavirus). Nous nous sommes mis une bonne piquouse de stress. De son coté, il se posait déjà des questions sur la finalité d’être navigateur en course au large au 21 ème siècle, alors cette petite pandémie n’a, pour ainsi dire… rien n’arrangé. Du mien, le coup a été brutal ; prendre conscience de la fragilité de notre modèle de société a mis en exergue les difficultés par lesquelles il faudra que nous passions pour relever la Colloc de cette crise. Garder le lien avec nos membres et résidents, maintenir les emplois pour l’équipe, sont devenus nos ultimes priorités.

Nous avons essayé de mettre en place un programme entre nous deux pour passer du temps avec les filles, travailler et faire du sport. C’est Gweno qui m’a poussé au début à faire du sport et je le remercie car c’est devenu essentiel pour garder une forme de « pêche » au quotidien. Perso, je fais du yoga ; notre prof (Joana Linhart – 6ème sens) met ses cours en ligne, ils sont disponibles sur youtube. Une session prend 30 min et c’est assez physique donc une fois par jour, ca passe nickel. Coté activités pour enfants, honnêtement, on fait ce qu’on peut. Elles n’ont pas encore de programme scolaire donc c’est à la fois plus facile et plus compliqué ;-).

Nous essayons juste de bien les défouler avec des parcours dans le salon ou dans le jardin pour qu’elles fassent de l’effort physique. Ce qui nous permet de les coucher à 20h et de ne pas être trop envahis ; sur un fond de « caca – ahahaha », elles finissent par s’endormir enfin et notre deuxième journée commence. En semaine, si on n’est pas trop crevées, on reprend le boulot, sinon, on en profite pour lire un peu. Ce weekend, on a fait des apéros zoom avec les potes et ça fait du bien.

Certains de mes potes attendent que la crise passe pour appuyer à nouveau sur play. Je n’arrive pas à imaginer l’après… coronavirus. Je ne crois pas qu’après une crise pareille, nous allons pouvoir nous remettre à vivre comme si de rien était. Relancer la machine pleine balle pour rattraper le temps perdu. J’entends qu’une récession économique puisse faire de gros dégâts. Mais ce n’est pas à nous de décider pour ceux qui sont sur le front à gérer le champ de bataille. Ce n’est pas à nous de décider que l’économie soit plus importante que des vies.

Avec Gweno, nous avons trouvé un site qui s’appelle EN PREMIERE LIGNE. Il met en relation ceux qui ont besoin d’aide et ceux qui peuvent aider. Nous avons proposé de garder les enfants des soignants à Lorient. Il y a d’autres missions possibles pour celles et ceux que cela intéresse.

Je souhaite aussi que La Colloc s’inscrive dans une démarche plus globale d’entraide et de solidarité à Lorient et sur son territoire. Nous sommes déjà un réseau fort de plus de 500 membres et 2000 utilisateurs. A ce titre, nous allons tout mettre en place pour rejoindre le réseau de solidarité COVID-ENTRAIDE FRANCE, nous allons nous organiser pour que notre réseau aide ceux qui en auront le plus besoin.

Tchin ! La bise

Anne-Laure

Liens à partager :

https://enpremiereligne.fr

https://reporterre.net/A-l-union-nationale-nous-preferons-l-entraide-generale

https://covid-entraide.fr

Partager.

Comments are closed.